De l’absence de narrateur
Ici, tu ne trouveras pas toujours de narrateur.
Ce que tu liras, tu le verras — par les yeux des autres. Chacun d’eux, tour à tour, te prêtera son souffle : leurs mains touchent, leurs pas déplacent le monde, leurs pensées modifient la lumière. Leurs mots, au présent, t’entraîneront sans qu’aucune voix ne commente.
Dans ces chapitres intervient un certain Bhediya — et lorsqu’il use de la deuxième personne du singulier, c’est toujours à toi qu’il s’adresse.
Les phrases, parfois, se tordent : « …é-je », dira-t-il, dira-t-elle. Cela heurte, je sais ; même les correcteurs toussent. J’aurais pu suivre les rectifications de 1990 (« …è-je »), mais j’ai gardé l’orthographe traditionnelle, par fidélité au reste du texte.
Car ici, la parole n’est pas toujours racontée : souvent, elle est vécue.
Certains mots, ici, n’ont pas tout à fait la même couleur que les autres. Ils ne sont pas là par hasard. Approche-les, effleure-les : ils réagissent parfois au passage, parfois au toucher. D’autres s’ouvrent . Rien n’est obligatoire — mais si la curiosité te prend, laisse-toi guider par ce qui change de teinte. Tu découvriras peut-être des voix, des images, ou des chemins dissimulés derrière la surface du texte.
***
ou
ou
sont là pour t’aider à reprendre une lecture interrompue.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire